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Reportage


Chronique du 77

Reportages & portraits du CD77

Zoom sur les clubs, les bénévoles et les joueurs marquants de Seine-et-Marne.

Logo de la Pétanque Léchelloise

La Pétanque Léchelloise :

Un nouveau club en Seine-et-Marne

Interview de Jean‑Louis Over, président de la Pétanque Léchelloise.

Bonjour Jean‑Louis Over. Un nouveau club en Seine‑et‑Marne ?
Oui, il s’agit du club Pétanque Léchelloise, dont je suis le président depuis quelques mois.

Où se situe le club ? Près de Chelles ?
Pas du tout. Léchelle est un petit village d’environ 400 habitants, situé près de Provins.

Qu’est‑ce qui a motivé la création de ce nouveau club ?
J’ai un long passé dans la pétanque et le sport‑boules. Après une longue période d’absence, j’avais envie de revenir à ce sport. Dans le village, plusieurs personnes étaient également motivées pour s’investir dans ce projet. Les choses se sont donc faites assez rapidement, une fois les statuts associatifs rédigés et les obligations préfectorales remplies.

Un bureau a‑t‑il été constitué ?
Bien sûr. Un bureau complet a été mis en place avec un trésorier et un secrétaire. Nous avons démarré avec 9 licenciés et 4 cartes de membres. Aujourd’hui, il s’agit principalement d’habitants du village, mais le club commence à se faire connaître : nous recevons déjà des demandes de joueurs licenciés venant de Seine‑et‑Marne et même de l’Aube. Début 2026, nous pensons rapidement atteindre une vingtaine de licenciés.

Quelles sont les relations avec la mairie ?
Elles sont très bonnes. Le club contribue à l’animation du village, ce qui est très apprécié. La mairie met à notre disposition un terrain en bon état, permettant l’installation de 5 à 6 cadres, ainsi qu’un petit local sécurisé pour le matériel et la buvette. Nous devrions recevoir dès l’année prochaine une première subvention municipale, et nous avons même bon espoir que Monsieur le Maire prenne une licence l’an prochain.

Que propose le club ?
Pour le moment, le terrain est ouvert tous les week‑ends, les samedis et dimanches après‑midi. À partir de 2026, le club prévoit également des ouvertures en semaine, avec la mise en place :

  • D’entraînements structurés incluant des ateliers.
  • De concours internes ponctuels, ouverts aux habitants de la commune et aux familles, afin de favoriser la convivialité et la découverte de la pétanque.

Côté financier
Comme toute création, il faut un peu de trésorerie au départ. Le club a déjà trouvé un sponsor qui a financé 15 tenues. Plusieurs actions sont également prévues pour soutenir le fonctionnement du club :

  • Participation au marché de Noël de la commune.
  • Vente de calendriers à l’effigie du club.
  • Organisation d’un après‑midi dansant.
  • Une soirée champêtre au printemps prochain.

Projets sportifs
Tout est désormais prêt pour aborder les compétitions à venir. Le club prévoit :

  • L’inscription d’une équipe en Coupe de France.
  • Une équipe en Coupe Promotion (le club peut recevoir si nécessaire).
  • L’engagement d’une équipe en CDC Vétérans, sous réserve de la disponibilité des terrains, possiblement en partenariat avec les voisins de Villiers‑Saint‑Georges.
  • La participation de plusieurs licenciés aux championnats départementaux de Seine‑et‑Marne.

Merci Monsieur le Président, et bonne chance à la Pétanque Léchelloise !
L’équipe de la Pétanque Léchelloise

Djilali Bensadok

Djilali Bensadok :

Un geste qui sauve une vie

Récit d’une intervention décisive lors d’un concours à Servon.

Bonjour Djilali, c’était le 20 juillet, tu nous racontes ?
Ce jour‑là, je devais simplement ramener du matériel à Champs‑sur‑Marne, loué la veille pour le PACS de ma fille, mais la personne chargée de le récupérer m’informe qu’elle ne serait pas disponible en début d’après‑midi. Comme j’avais un peu de temps devant moi pour aller à Champs‑sur‑Marne, j’ai décidé de faire un détour par Servon sachant qu’il y avait un concours.

Arrivé sur place, je croise un ami qui était isolé et qui me propose de jouer avec lui, ce qui n’était pas prévu au départ. Je m’inscris donc, pensant passer un bon moment avant d’aller rendre le matériel.

Le concours démarre, comment ça se passe ?
Il y avait beaucoup de monde, 126 doublettes, et alors que l’on joue la première partie je vois des gens s’affoler. Je me retourne et aperçois une personne allongée au sol, inconsciente. Instinctivement, je cours vers elle.

En prenant son pouls à la carotide, je comprends immédiatement que la personne est en arrêt cardiaque. Je commence le massage cardiaque sans perdre une seconde.

Tu es tout seul à ce moment‑là ?
Non, heureusement, deux autres personnes qui jouaient également viennent rapidement m’épauler : Étienne, un infirmier, et Laura, une interne en médecine. Ensemble, nous faisons tout pour le maintenir en vie.

Après quelques minutes, son cœur repart brièvement, mais le sang ne monte pas encore au cerveau, son visage reste violet. Nous décidons d’utiliser le défibrillateur et je poursuis ensuite le massage cardiaque.

Finalement, le cœur d’Arnaud repart véritablement à l’arrivée des pompiers, qui prennent le relais. La suite : évacuation en urgence sur Paris et hospitalisation pendant plusieurs semaines.

Grâce à notre réactivité et au travail en équipe, Arnaud va pouvoir fêter ses 49 ans entouré de sa famille. Je tiens à remercier sincèrement Étienne et Laura, qui m’ont épaulé sur cette épreuve, ainsi que tous les intervenants présents ce jour‑là. Une vie a été sauvée et c’est bien sûr une grande satisfaction.

Merci Djilali, sans ton intervention et ton engagement, l’issue aurait pu être bien différente.
Au nom de tous les licenciés du département, nous te témoignons toute notre gratitude et nos félicitations.

Témoignage de Jean‑Pierre Héritier, président de Servon

Tout d’abord, le club remercie les personnes qui sont intervenues pendant 20 minutes avant l’arrivée des pompiers et du SAMU. Les secours ont fait appel à l’hôpital Necker pour prendre en charge notre collègue.

Un hélicoptère a été envisagé, mais comme son état n’était pas stable, ils ont choisi un autre moyen. Ils ont demandé à la Police nationale et aux motards de le transporter à l’hôpital G. Pompidou. Toutes ces interventions ont duré environ 1 h 50.

En concertation avec Monsieur l’arbitre, nous avons pris la décision d’arrêter ce concours. Tous les membres du club présents ce jour‑là ont été très affectés, à la fois parce que c’est quelqu’un du club, mais aussi par l’inquiétude qui régnait autour de l’issue de cette intervention.

Notre collègue Arnaud s’est bien remis de cet incident, mais malgré tout sa santé reste fragile.

Franck Quilichini

Franck Quilichini : « Le retour »

Portrait d’un ancien champion départemental de retour sur les terrains.

Bonjour Franck, peux‑tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Franck QUILICHINI, j’ai 61 ans, j’habite à Cannes‑Écluses et je suis très bientôt retraité.

Quand as‑tu démarré la pétanque ?
À la fin des années 80, j’avais 25 ans. J’étais sur Perpignan et l’été, avec des copains, on faisait tous les concours sauvages du coin, les fêtes votives, et c’est comme ça que cela m’a donné envie de continuer.

Quel est ton parcours ?
En 1990, j’ai commencé par gagner le Championnat 77 Tête‑à‑tête, puis en 1991 le Championnat 77 Triplette. Ensuite, jusqu’au début des années 2000, j’ai enchaîné les bons résultats avec des titres départementaux et régionaux en ligue Île‑de‑France.

Cela m’a permis d’aller plusieurs fois aux Championnats de France, que j’ai joués avec Michel Maître, William Stohr, Julien Palin, etc.

Après une longue interruption, tu as repris une licence cette année à Dammarie‑les‑Lys. Pourquoi ce choix ?
Je n’avais plus trop de contacts avec ce milieu, aussi c’est sur les conseils de Michel Maître que je suis venu rejoindre le club de Pascal Verbregue. J’ai été bien accueilli et je passe une très bonne saison.

Après cette coupure, tu repars en étant non classé. Quel regard portes‑tu sur la pétanque de 2025 ?
J’ai l’impression qu’il y a peut‑être plus de monde maintenant, plus de féminines ou de jeunes, mais le niveau me semblait plus élevé par le passé, avec de très forts joueurs connus et reconnus.

Je me rappelle bien l’époque où on avait aussi un rendement de points à donner aux équipes plus faibles.

Pour l’année prochaine, as‑tu des ambitions ? Aller au France, jouer avec certains joueurs… ?
Oui bien sûr, c’est un objectif normal pour un compétiteur comme moi. J’aimerais effectivement retrouver l’ambiance de ces grandes compétitions et si ça pouvait être avec William, ce serait formidable.

Tu te considères plutôt tireur ou plutôt pointeur ? Doublette, triplette ?
Je suis vraiment plus tireur, c’est là que je suis le plus à l’aise, et ce aussi bien en doublette qu’en triplette.

Tu joues avec quel type de boules ?
Actuellement je joue avec des OBUT Match en 75 mm / 680 g. Je préfère de beaucoup des boules tendres, car au tir elles répondent beaucoup mieux à l’impact, mais c’est bien aussi pour le point.

Pour finir, qu’est‑ce que tu aimes ou n’aimes pas à la pétanque ?
J’aime beaucoup la compétition, les concours, les championnats. Ce que je n’aime pas du tout, c’est l’attente entre les parties, ça peut être vraiment très long. Il faut apprendre à gérer ça, car cela fait partie aussi du haut niveau.

Merci Franck pour cet échange et bonne fin de saison.

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